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À propos de nataliebissonnette

Conseillère en gestion intégrée de l'information | archiviste professionnelle

Argentine

L’Argentine est vaste pays. Il serait utopique d’imaginer pouvoir le traverser en quelques semaines et tout voir. Pour le visiter, il est indispensable d’utiliser les vols intérieurs qui peuvent s’avérer coûteux, en fonction du nombre d’endroits à visiter.

Buenos Aires

Buenos Aires est une grosse ville dynamique où effervescence est palpable.

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Voici quelques quartiers d’intérêt et attractions.

San Telmo

Le quartier San Telmo est au sud du centre-ville. Il est constitué d’anciennes maisons bourgeoises, qui, pour certaines, sont laissées à l’abandon.

Place de mai (Playa De Mayo)

La place de mai est entourée de magnifiques édifices. C’est également là que se déroulent les manifestations anti-gouvernementales puisque le parlement s’y trouve. Nous avons vu plusieurs affiches laissées par des manifestants-es.

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Cimetière de Recoleta

Le cimetière de Recolea ne ressemble pas du tout aux nôtres ni ceux en Europe. On dirait des allées de maisonnettes. Mais à regarder de plus près, il y a des cercueils!

Tombeau d’Evita

María Eva Duarte de Perón,  mieux connue sous le nom d’Eva Perón ou d’Evita, est une actrice et femme politique argentine. Elle épousa en 1945 le colonel Juan Domingo Perón, un an avant l’accession de celui-ci à la présidence de la république argentine.

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La Boca

Le quartier La Boca est le plus pauvre de Buenos Aires. Ce qu’il a de particulier est la multitude de couleurs utilisées pour peindre les maisons. Le style provient d’une demande aux habitants d’un peintre devenu célèbre de peindre les murs de l’école. Les gens sont venus avec des restants de peinture de couleurs différentes. Ils ont aimé le résultat et ont peinturluré leurs maisons. Ainsi est né le style La Boca en 1930.

Port (Puerto Madero)

Une longue balade le long des quais, près des écluses au port le dimanche est un incontournable, surtout par beau temps.

Parc du 3 février (Parc 3 de Febrero)

Le plus grand espace vert de la capitale, le Parc 3 de Febrero attire pour sa beauté et son calme.

Jardin botanique

Jardin japonais

Colonia del Sacramento

C’est un traversier qui nous amène à Colonia del Sacramento en Uruguay.
Nous sommes complètement tombés sous le charme de cette ville. Tout est au ralenti. Même le chien déambule lentement dans la rue sans crainte de se faire frapper. La circulation est au minimum.
Toutes les rues sont bordées d’énormes platanes.

Colonia se métamorphose le jour (avant 15h) puisque autobus et bateaux remplis de touristes arrivent. L’ambiance est fort différente. Malgré tout, c’est vraiment un endroit fantastique à découvrir.

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Ushuaia – Fin del Mundo

Ushuaïa est la ville la plus australe au monde.

Dès que l’avion commence à descendre, on voit toutes ces montagnes – la Cordillère des Andes – c’est de toute beauté, majestueux. Cela a un petit air de la ville de Banff.
Malheureusement, l’expansion du tourisme n’apporte pas que des bonnes choses : la rue principale – hyper commerciale – ressemble à un mini Time square. C’est raté côté préservation d’un environnement naturel.

Parc national de la Terre de feu (Tierra del Fuego)

Nous sommes allés marcher dans le parc national de la Terre de feu.
Entouré des montagnes de la Cordillère des Andes (pointe sud), de lacs et marécages, le parc propose des sentiers de difficultés et longueurs variées. Nous avons opté pour 4 km facile.

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El Calafate

La ville de El Calafate est située sur le bord d’un lac dont la couleur est d’un bleu glacier.

Le centre-ville est bordé d’arbres. Les habitations et édifices sont principalement en bois naturel, donnant un cachet.

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C’est une ville paisible et charmante.

Parc national des glaciers (Los Glaciares)

Jamais aucune photo ni vidéo ne pourra refléter tant de splendeur, grandeur, effet spectaculaire.

Le glacier Perito Moreno du parc national des glaciers, patrimoine mondial de l’UNESCO, est une beauté de la nature qu’il faut absolument préserver. Nous imaginons aisément que le réchauffement climatique aura un impact sur ce phénomène de la nature. Dommage.


Le glacier fond et forme le plus grand lac d’Argentine – le lac Argentine – de 173 km de long! L’eau a la couleur laiteuse des glaciers. Renversant!

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Lorsque les glaces se percutent, on entend comme un bruit de canon. Très impressionnant!

Nous avons BEAUCOUP aimé!

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San Isidro (banlieue de Buenos Aires

San Isidro, petite ville de la banlieue nord de Buenos Aires.
C’est un secteur riche, de belles demeures, très tranquille et boisé.

Tigre

Tigre est un peu plus au Nord. Le dimanche, il y a un très grand marché aux puces, du vieux et du neuf.

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Ensuite, nous avons pris un bateau pour voir les îles environnantes sur le delta de la Plata.


Finalement, nous avons marché sur le bord de l’eau.

 

Conseils pratiques

Banque

Ce n’est pas toutes les banques qui acceptent les cartes bancaires étrangères. Il faut s’armer de patience et faire le tour de celles-ci pour en trouver une.

Des frais assez élevés sont exigés lors du retrait. Il est donc préférable de faire le moins de retraits possibles et de retirer des plus gros montants.

Circulation

ATTENTION! À Buenos Aires la voiture est reine! La traverse de piéton (signal) n’est pas respectée. Il faut se méfier pour ne pas se faire frapper.

Il n’y a pas de panneaux d’arrêt aux intersections. Gare!

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Voyage dans le Sud de la France et à Barcelone

3 au 20 septembre 2015

Marseille

Marseille est une ville pleine de surprises.

De l’aéroport, la route qu’emprunte l’autobus est désolante: immeubles vétustes, graffitis, déchets, etc. Peu avenant.

Nous allons directement au vieux port. Le décor change.

Vieux port de Marseille

Puisque nous traînons nos bagages, nous décidons de prendre le train touristique. Un tour rapide des beaux points d’attraction de la ville, une courte histoire de la vielle et pour clore, la visite de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Garde.

Points de vue magnifiques sur la ville, la mer et la baie où se trouve le port.

Marseille, vue de la ville

Marseille, vue de la ville

La Ciotat

Petite ville de bord de mer sur la Côte d’Azur ou`nous pouvons aisément circuler à pied pour visiter les principales attractions, soit les calanques et la chapelle Notre-dame-de-la-garde (non, ce n’est pas une erreur. C’est le même nom qu’à Marseille).

Chapelle Notre-dame-de-la-garde

Chapelle Notre-dame-de-la-garde

Bien que l’endroit soit touristique, nous nous sentons à l’aise.

Les calanques sont des baies escarpées où on peut se baigner. Plages de galets seulement. Des souliers d’eau sont de mise.

Calanque du Mugel

Calanque du Mugel

La glace est à l’honneur. Nous avons compté au moins cinq boutiques. Nous avons essayé le Giovanni Gelateria et la glace au lait de chèvre et figues était un pur délice!

Aix-en-Provence

Un samedi à Aix-en-Provence est une activité qui n’est pas de tout repos. Une grande affluence envahit les principaux attraits et grandes places.

La fontaine de la Rotonde sur le cour Mirabeau est l’endroit le plus joli.

Fontaine de la Rotonde

Fontaine de la Rotonde

Rochefort-du-Gard

Petite localité très paisible dans le Languedoc-Roussillon de 7500 habitants.

Chapelle du Castelas

Chapelle du Castelas

Par temps clair, on peut voir le mont Ventoux.

Au loin, le mont Ventoux

Au loin, le mont Ventoux

Nîmes

Nîmes est une belle petite ville. Les trois principaux attraits sont la maison carrée, la tour Magnan et les arènes. Il y a aussi un beau parc appelé Jardins de la fontaine nous menant à la tour.
La tour Magnan fait 32 mètres (15 étages ) de haut et il y a 140 marches à gravir. Magnifique vue de la ville.

Nîmes

Tour Magnan

Ce qui demeure le plus surprenant est l’arène en pleine ville. Elle est très ancienne et donne l’impression d’un décor de théâtre.

Les arènes de Nîmes, en plein cœur de la ville

Les arènes de Nîmes, en plein cœur de la ville

L’allée menant à la gare est bordée d’un petit canal illuminé en couleur le soir. Charmant.

Aigues-mortes

La ville d’Aigues-mortes est plutôt décevante. Hormis les remparts la ceinturant, elle n’a que peu d’attraits. Excessivement touristique, la ville regorge de boutiques touristiques; un véritable centre commercial.

Une découverte: une activité spéciale avec le Mas de la comtesse: croisière en péniche, présentation de la manade avec animations gardiannes, spectacles de jeux d’adresse de cavaliers , musique gitane et souper.

Jeux d'adresse des cavaliers au Mas de la Comtesse

Jeux d’adresse des cavaliers au Mas de la Comtesse

Une soirée inoubliable, peu commune lors d’un voyage.

Partout dans les marais camarguais, de nombreux chevaux blancs sauvages broutent les herbes salées. Il y a des taureaux sauvages aussi.

Cheval de Camargue

Cheval de Camargue

Saintes-Maries-de-la-mer

Petite ville très touristique de bord de mer, elle comporte une arène où se produisent des spectacles avec des taureaux. Un trottoir longe la mer, mais un épais mur de végétation nous empêche de la voir.

Saintes-Maries-de-la-mer

Saintes-Maries-de-la-mer

Le port de plaisance accueille de nombreux bateaux de plaisance et touristiques.

Parc ornithologique

Le parc ornithologique présente des sentiers pour déambuler à travers les marais où foisonnent les flamants roses. Pour voir les flamants roses, c’est un bon endroit, mais le prix d’entrée est un peu cher (7,50€) pour cette activité.
Attention ! Beaucoup de moustiques ! Il faut se munir de chasse – moustiques.

Flamants roses du Parc ornithologique

Flamants roses du Parc ornithologique

Sète

Ville de pêche, Sète est traversée de canaux. On dirait presque Venise (quoique je n’y suis jamais allée ). On y trouve du poisson frais du jour.

Canaux de Sète

Canaux de Sète

Un très long trottoir longe la mer. Ballade tranquille assurée.

Puisque Sète est la ville natale de Georges Brassens, on ne peut manquer les sites qui lui sont dédiés. Un musée jouxte le cimetière où il est enterré.

Tombe de Georges Brassens

Tombe de Georges Brassens

Il faut voir la vue de la ville à partir du mont St-Clair. D’un dénivelé de 180 mètres, une ascension abrupte de plus de 30 minutes vous attend. On peut poursuivre notre route vers les Pierres blanches qui est un parc magnifique tout en hauteur.

Vue de la ville du mont St-Clair

Vue de la ville du mont St-Clair

Montpellier

Montpellier se refait une beauté. Beaucoup de travaux sont en cours dans les rues. Dommage. Par contre, c’est une ville remplie d’histoire et de monuments. On y retrouve la plus vieille faculté de médecine d’Europe; très vieille bâtisse.

Cathédrale St-Pierre, attenante à la Faculté de Médecine

Cathédrale St-Pierre, attenante à la Faculté de Médecine

Nous avons sillonné les rues, visité les église, les grandes places et le Jardin des plantes.

Jardin des plantes

Jardin des plantes

Montpellier nous a beaucoup plu. Notre coup de cœur fût la place de la Comédie où je ne cessais de m’extasier.

Place de la Comédie

Place de la Comédie

Cerbère

Magnifique village côtier de 1400 habitants. Paradis des randonneurs (Pyrénées), des voiliers et de la tranquillité. Nous adorons.

Cerbère

Cerbère

Collioure

Splendide petite ville côtière où on ne se lasse pas d’admirer des paysages magnifiques. Le trajet en autobus nous offre un panorama exceptionnel de la côte Vermeille. Des vignobles en terrasse ajoutent à la beauté du paysage.

Côte Vermeille

Côte Vermeille

On a aimé y flâner et voir les forts très anciens. Le cachet de la ville nous a beaucoup plu.

Collioure

Collioure

Figueres

Vile natale de Salvador Dali, son intérêt principal (et peut-être le seul) est le musée consacré à Dali. Durant près de deux heures, on se plonge dans les premières années de son oeuvre et de son exploration des divers médias. Des œuvres pour la plupart inconnues pour nous.

Musée de Dali

Musée de Dali

Castelldefels

L’attrait de cette ville réside dans le fait qu’elle possède une des plus belles plages à proximité de Barcelone.
Ville de banlieue, elle offre tranquillité et un lieu tout indiqué pour profiter de la grande ville et de la mer.

Plage de Castelldefels

Plage de Castelldefels

Barcelone

Barcelone: ville aussi grande que Montréal. Nous avons opté pour l’autobus touristique nous permettant de monter et descendre à notre guise, selon les points d’intérêt que nous voulions voir de plus près.

La Sagrada familia est majestueuse et tellement surprenante.

Sagrada Familia de Gaudi

Sagrada Familia de Gaudi

La Rambla est vraiment très achalandée. C’est le moins qu’on puisse dire.

La Rambla

La Rambla

Nous avons beaucoup apprécié le Parc Güel pour la vue splendide sur la ville (nous n’avons pas visité la partie payante).

Parc Güel

Parc Güel

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2014 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 3 300 fois en 2014. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 55 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Surexposition des informaticiens versus invisibilité des gestionnaires de l’information?

Le manque de visibilité des archivistes est légion. Depuis des années, les archivistes en discutent, le soulèvent, recommandent des moyens lors des rencontres ou congrès de toutes sortes. Mais les ressources financières, dit-on, ne permettent pas aux associations et regroupements de promouvoir la profession suffisamment pour que les archivistes puissent prendre la place qui leur revient.

Dernièrement, j’ai visionné une vidéo d’un peu plus d’une minute d’un archiviste effectuant la promotion de sa profession sur Youtube (Un archiviste à Radio-Canada, ça fait quoi?), moyen peu coûteux et imaginatif, me semble-t-il. Cela peut faire partie d’une des façons de rendre plus visible la profession.

Je crois que la majorité de la population, qui a une idée de ce qu’est un archiviste, l’associe soit à un hôpital, soit à un lieu mal éclairé et poussiéreux (archives historiques) – c’est leur perception, pas la mienne.

En fait, il y a 2 catégories d’archiviste : celui qui veille à préserver notre mémoire collective, notre histoire, notre identité, ce que nous sommes, ce qui nous distingue en tant que peuple.

Cependant, en amont « de la poussière »,  ça prend quelqu’un pour s’en occuper. Et il y a un autre travail qui est rarement dépeint : celui de gestionnaire de l’information, l’archiviste qui traite l’information avant qu’elle ne se retrouve dans les centres d’archives.

De nos jours, le gestionnaire de l’information a développé davantage de cordes à son arc puisqu’il doit s’occuper de l’information numérique ET l’information sur support papier. Il doit concevoir des architectures d’information pour les logiciels de gestion de contenu (SharePointLivelinkFileNetUltimaAlfresco, etc.) et bases de données en analysant le contenu et les besoins des utilisateurs, indexer la documentation (métadonnées) pour qu’elle soit repérable, épurer les dossiers électroniques, établir des durées pour les documents, gérer les droits d’accès aux documents numériques,  participer activement à l’implantation de système de gestion intégrée de documents (GID), offrir du support aux usagers, piloter les systèmes de gestion de contenu, songer à son utilisateur pour rendre transparent l’accès à l’information par le biais d’outils technologiques et bien d’autres fonctions. Ils maîtrisent aussi les mégadonnées (big data), l’infonuagique (cloud computing), la signature électronique, les coffres-forts numériques, les données ouvertes, la taxonomie, etc. Son rôle a énormément changé depuis les années » 90. Mais dîtes moi, y a-t-il bien des entreprises, des services de ressources humaines qui connaissent leurs talents, leur expertise?

Les « super » archivistes détiennent bien plus que la formation dispensée dans les universités, car celles dont ils ont besoin ne sont pas offertes dans les programmes conventionnels. Ils sont créatifs, débrouillards, innovateurs. Ils apprennent souvent sur le terrain et parfois on leur confie des tâches « hors de leur compétence » (lire attribuées aux informaticiens).

Qui parle d’eux? Apparemment personne puisque même dans les offres d’emplois, malgré que la description des tâches et les responsabilités correspondent à leur expertise, leur diplôme n’est pas mentionné dans les exigences; on demande souvent plutôt un diplôme en informatique (voir aussi cet article).

Puisque rien n’est fait, il doit compter que sur soi-même. Toutes les occasions sont bonnes pour démontrer notre savoir. Et surtout, il ne faut pas attendre d’être invité à la table, mais de s’y installer. Et soyons créatifs malgré le peu de moyens dont nous disposons. N’est-ce pas là une des qualités reconnues des archivistes?

Pour compléter votre lecture, je vous invite à lire l’excellent texte de Sylvain Senécal:  « Les documents, la culture, les affaires… et les autres »,  Documentation et bibliothèques, 50, 2 (2004), pp. 147-156.

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Étudier en informatique ou en archivistique?

Bientôt 6 mois que je suis sans emploi, bien que je cumule près de 15 années d’expérience en sciences de l’information. Certes, plusieurs firmes de consultants m’ont déjà contactée avec un engouement certain pour mon profil, mais aucune d’entre elles n’offre quelques choses de concret; bien malgré elles, je crois, puisqu’elles sont à la remorque des appels d’offres des ministères et que ces derniers exigent de plus en plus de critères inatteignables pour celles-ci – ou bien parce que je n’ai pas les qualifications nécessaires en informatique. Par dépit, j’ai entrepris d’accomplir un nouveau certificat à l’université pour obtenir davantage de compétences.

Dernièrement, une autre firme m’a sollicité pour un mandat qui, à sa lecture, me confirme que les archivistes ont bien leur place en technologie de l’information, comme en fait foi la description que voici :

Description des tâches et responsabilités

– Implantation d’une solution pour la gestion des documents électronique de la Corporation (Livelink);
– Support (donner un support à la fois technique et fonctionnel aux usagers et aux gestionnaires de l’archivage);
– Inventaire et analyse du contenu (structure, transitoire vs. archives d’entreprise, type, statuts);
– Analyse de contenu / Classification (ce qui sera migré, classification selon le plan de la Corporation);
– Organisation du contenu ( développer une structure des dossiers convenable et associer le schéma des permissions dans Livelink basé sur les besoins d’affaires);
– Formation des utilisateurs (gestion des principes de base de la gestion documentaire, usage des solutions);
– Migration (planifier et exécuter le déploiement);

Exigences du poste

– Expérience technique avec habileté dans l’analyse de contenu et classification.
– Baccalauréat en Informatique (ou l’équivalent);
– Minimum de deux (2) ans d’expérience et un haut niveau d’autonomie dans la configuration et du support de la gestion documentaire Livelink Open Text (technique et fonctionnel)
– Connaissance de la famille de produits Open Text ECM (limitations et particularités) – spécialement la gestion documentaire, classification, gestion des archives, objets physiques et clients (« Web browser », Livelink Explorer Pro / Enterprise Connect, WebDAV / WebDrive et interfaces mobiles)
– Connaissance des facteurs opérationnels clés soutenus par la suite Open Text Management (par exemple la gestion du cycle de vie des dossiers);
– Expérience dans la compréhension et la documentation des besoins de l’entreprise en matière de fonctionnalité et les caractéristiques des processus;
– Certification dans les produits Open Text un atout.
– Connaissances techniques et expérience:
– Candidat totalement bilingue (Anglais et Français);
– Excellente communication (orale et écrite) et en service à la clientèle, expérience dans la collaboration avec les clients d’affaires, les collègues autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’équipe;
– Expérience dans le travail en équipe et dans un environnement collaboratif.

La plupart des tâches décrites (presque la majorité) sont celles rencontrées dans le travail d’un gestionnaire de l’information.

Or, il subsiste un doute : avons-nous tout le bagage nécessaire pour remplir ces fonctions? Les institutions d’enseignement nous préparent-elles réellement aux besoins du marché? Je constate que dans les programmes d’enseignement en archivistique il y a peu de cours en informatique pouvant mener à occuper de telles fonctions, malheureusement.

L’exigence « Minimum de deux (2) ans d’expérience et un haut niveau d’autonomie dans la configuration et du support de la gestion documentaire Livelink Open Text (technique et fonctionnel) » m’a rebiffée et j’ai écarté cette offre. Qui détient cette expertise parmi les archivistes? Très peu, j’imagine. Devra-t-on combler ce manque de formation par un Certificat en informatique ou un Baccalauréat en informatique après avoir obtenu un Certificat en archivistique ou une Maîtrise en sciences de l’information, option Archivistique? Cela me paraît lourd. Et comme je l’ai indiqué dans un billet précédent, cette maîtrise en archivistique est inadéquate avec la demande du marché actuel de l’emploi (sauf pour quelqu’un qui souhaite travailler avec les archives historiques).

C’est pourquoi les informaticiens accaparent la place des gestionnaires de l’information, notre place, même s’ils s’y connaissent peu ou pas en gestion documentaire. Et nous manquons de visibilité: les gens ne connaissent pas nos compétences et tout ce que nous pouvons accomplir.

Alors pour remplir les fonctions de gestionnaire de l’information, devrait-on étudier en informatique ou en archivistique?

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Surqualifié ou inadéquat?

Près d’un travailleur québécois sur trois est surqualifié. C’est ce que nous apprend la publication de l’Institut de la statistique du Québec intitulée La surqualification au sein des grands groupes professionnels au Québec : état des lieux en 2012 *. Les données rendues publiques indiquent que 3o,7% des travailleurs québécois détiennent un diplôme d’une plus grande valeur que celui qui est requis dans leur emploi.

Source: Institut de la statistique du Québec, La surqualification au sein des grands groupes professionnels au Québec, 2013, p.10

Source: Institut de la statistique du Québec, La surqualification au sein des grands groupes professionnels au Québec, 2013, p.10

Comme il est difficile d’identifier dans quel groupe de professions l’emploi d’archiviste se situe réellement (Sciences sociales, enseignement, administration publique et religion? Affaires, finance et administration? Arts, culture, sports et loisirs? Autres?) avec toute sa complexité et ses variantes, encore plus ardu de dire si la maîtrise est nécessaire pour exercer notre profession, comme le mentionne Daniel Ducharme dans son billet La question de la formation des gestionnaires de documents et des archivistes au Québec. Cependant, j’ose lancer que l’inadéquation de la Maîtrise en archivistique avec le marché du travail serait un des éléments de cette analyse sur la surqualification. Combien d’emploi de technicienne sommes-nous appelés à occuper, faute de postes exigeant une telle maîtrise?
* (voir aussi l’article suivant)
Et vous, croyez-vous être surqualifié pour le poste que vous occupez?
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Cheminement particulier

Essentielle.be

Essentielle.be

Ma mère me raconte des anecdotes surprenantes. Lorsque j’étais petite dans mon parc d’enfant, je feuilletais le catalogue du magasin Eaton sans ne jamais déchirer aucune page.

Une autre fois, alors qu’elle ne m’entendait pas, elle m’a trouvée dans sa chambre en train d’effeuiller une plante : j’avais soigneusement classé chacune des feuilles dans des tas distincts. Difficile de disputer une enfant si sage et si méticuleuse.

Petite, les jeux d’enfants qui m’inspiraient davantage étaient « jouer à l’école » ou « jouer à la bibliothèque ». J’avais même établi tout un système de prêt de mes livres avec des fiches, des codes de couleur pour les différents types et je les prêtais à mes amis-es.

Source: 123RF

Source: 123RF

Étudiante, j’ai tergiversé un long moment avant de trouver ma vocation, beaucoup de choses m’intéressaient: communication (journalisme), enseignement, bibliothéconomie, droit. J’ai donc été longtemps sur les bancs d’école et j’ai obtenu finalement mon baccalauréat en enseignement du français langue seconde après cinq années d’études à temps plein.

Après avoir été dans le milieu de l’enseignement durant 5 années et galéré pour décrocher un rare poste ou contrat, j’ai décidé de réorienter ma carrière. Me disant que j’avais déjà acquis un baccalauréat, valait mieux entreprendre des études au 2e cycle.

Source: 123RF

Source: 123RF

Au moment de mes études de 2e cycle en 1995, l’informatique, telle que nous la connaissons actuellement, se traçait. Cela allait prendre de l’ampleur, c’était un incontournable. C’est pourquoi j’ai orienté davantage mes choix de cours optionnels vers l’informatique. Avec  une collègue de classe, il a fallu débattre notre point de vue avec la direction de l’EBSI pour pouvoir nous y inscrire. Nous avons obtenu 2 cours axés en informatique de plus.

Au-delà des qualités personnelles et des compétences, la sélection du lieu de stage revêt une décision stratégique qui influence le reste de la carrière d’un gestionnaire de l’information. En effet, certains ont déniché un endroit où ils y travaillent toujours! D’autres, ne sachant où leur cœur balance, ce sont retrouvés dans des milieux précaires où les emplois se font rares. J’ai fait partie de la deuxième tranche. J’ai sélectionné le monde municipal, car il m’interpellait beaucoup. J’ai réalisé mon stage dans la municipalité de La Conception où je vivais alors.

À la fin de mes études en 1998, j’ai bâti un projet en collaboration avec la Municipalité régionale des Laurentides et l’Association des archivistes du Québec. Je désirais doter les petites municipalités d’un service d’archiviste itinérant. Après de longs mois d’attente, en mars 2001, une subvention d’Emploi-Québec a été octroyée et j’ai pu amorcer la mise en place du projet. Les municipalités qui ont adhéré au projet payaient une quote-part au prorata. J’ai desservi alors plus d’une douzaine de municipalités. Alors qu’aucun archiviste n’y avait mis les pieds auparavant, j’ai élaboré pour l’ensemble de ces municipalités, un plan de classification, un calendrier de conservation qui fût approuvé par Bibliothèque et archives nationales du Québec et j’ai appliqué ces instruments aux documents existants. Résultats : les municipalités se sont conformées à la législation en vigueur, ont récupéré de l’espace et ont pu obtenir la possibilité de repérer rapidement et facilement leur information. La subvention s’est émoussée; la plupart des municipalités, conscientes du besoin et contentes des fruits récoltés, ont poursuivi leur collaboration. Mais après presque deux ans, le programme est devenu caduc, faute de participation.

S’en sont suivi des périodes de vache maigre où j’alternais des contrats en bibliothéconomie et en archivistique. De 2004 à 2008, j’ai surtout œuvré dans le monde des bibliothèques qui présentent dans certains cas plus de stabilité. Cependant, malgré mon amour des livres, quelques aspects de ce milieu sont plus difficiles pour moi et requièrent des qualités que je ne détiens pas pour l’ensemble des tâches.

En 2008, un chasseur de têtes m’a recrutée pour travailler dans une organisation offrant des services financiers. Son but premier : acheter un logiciel de gestion documentaire. Tout était à bâtir. À force de travail, j’ai su faire comprendre aux gestionnaires tous les avantages des outils de gestion documentaire et toutes mes connaissances que je pouvais mettre à leur profit. Et plus on reconnaissait mes compétences, plus j’obtenais de responsabilités. La variété de mes tâches rendait mon emploi très intéressant. Durant les 4 années qui ont suivi, j’ai appris beaucoup et j’ai accompli une foule de choses comme:

Source: Wikipédia

Source: Wikipédia

  • Élaboration et mise en place d’un plan de classification des documents analogiques et numériques;
  • Conception d’un calendrier de délais de conservation; sa mise à jour annuelle; l’évaluation des documents;
  • Établissement de politiques, directives et procédures concernant une gestion des documents de leur création à leur disposition ou conservation, en conformité avec les lois et les règlements relatifs au domaine d’activité de l’organisation;
  • Identification des meilleures méthodes de conservation de documents qui forment la mémoire corporative de l’organisation;
  • Tout le processus d’analyse, sélection, développement, essais, accompagnement, documentation, formation, amélioration d’un logiciel de gestion intégrée des documents et un autre processus complet pour la numérisation, ainsi que l’équipement répondant aux besoins. Tout en s’assurant d’une saine gestion du changement;
  • La formation de l’ensemble du personnel et des nouveaux employés aux bonnes pratiques en gestion documentaire;
  • La mise à jour de l’information sur les sites intranet et Internet de l’organisation et s’assurant son ergonomie;
  • Veille informationnelle et revue de presse touchant les sphères d’activités de l’entreprise.

Au fil du temps, malgré une crise économique, la compagnie a pris du galon et le nombre du personnel a triplé. Des spécialistes dans divers domaines ont été embauchés et quelques-unes de mes occupations leur ont été déléguées, faisant en sorte que mon travail devenait de moins en moins captivant. J’ai quitté cette entreprise après 4 années de bons et loyaux services.

En 2012, j’ai accepté un poste de consultante pour StrateGID, une petite firme en gestion documentaire. Les principaux mandats sont octroyés par des ministères. Hélas, la compétition est féroce et les contrats se font rares.

Durant les quelque quinze années où j’ai pratiqué les sciences de l’information, plusieurs fonctions m’ont été confiées, tel qu’en fait foi cette énumération apparaissant sur mon blogue. Toutefois, ces expériences et expertises ne me permettent toujours pas de claquer des doigts pour obtenir des contrats ou des emplois. Avec l’expérience, mes intérêts se précisent et j’aimerais pouvoir avoir le loisir de choisir ma destinée. Cependant, malgré le fait que je sois passionnée de mon  métier, à chaque période creuse où je suis plusieurs mois au chômage, je me questionne sur mes choix.

S’agit-il d’un cheminement particulier ou normal? À vous de me le dire.

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Résultats du sondage Nouveau titre pour Archiviste

Récemment, j’ai soumis une question au vote dans un billet intitulé En quête d’identitéParmi les choix suivants, lequel préférez-vous? (on parlait d’un nouveau titre pour Archiviste). Les résultats démontrent que les répondants-es sont divisés, peut-être même déchirés entre les titres de « Archiviste » et « Spécialiste/expert-e/conseiller-e en gestion de l’information ».

Une autre question sous-jacente vient à l’esprit: où œuvrent les personnes qui préfèrent le titre d’archiviste? Est-ce que les personnes qui souhaitent conserver l’appellation « Archiviste » travaillent davantage avec les archives historiques? Parmi celles-ci, quelles sont leurs tâches? Et les autres, qui sont-elles?

La profession d’archiviste/spécialiste en gestion de l’information est méconnue. Souvent, les tâches de gestion de l’information sont confiées à d’autres corps de métiers qui ne connaissent en rien l’impact de l’information sur les organisations. L’information stratégique dort ou est inexploitée, d’autres informations qui devraient disparaissent incriminent.

Jadis, il y eut des efforts déployés pour unifier les concepts, terminologies et appellations: tous les documents étaient des archives et toutes les personnes qui les traitaient étaient des archivistes. Facile. Simple. Mais peut-être en sommes-nous venus désormais à scinder le tout? Quoi qu’il en soit, c’est à chacun d’entre-nous de faire en sorte de démontrer nos capacités, nos compétences, notre expertise, car qui d’autres mieux placés que nous pourraient le réaliser?

Et enfin, serons-nous autre chose que les gardiens de la poussière.

Source: Nawak

Source: Nawak

Note: Vous pourrez prendre connaissance de l’analyse complète du sondage en consultant le site Convergence de l’Association des archivistes du Québec.

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En quête d’identité

En 1998, j’ai obtenu mon diplôme de maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information, option archivistique de l’École de bibliothéconomie et sciences de l’information de l’Université de Montréal. À cet endroit, il n’y a pas de distinctions : tous les documents sont des archives et toutes les personnes qui les traitent sont des archivistes.

Heureuse de posséder mon nouveau titre d’archiviste, je me suis empressée de partager la bonne nouvelle. Lorsque j’annonçais aux gens ce que je faisais, la première question qu’on me demandait : « À quel hôpital travailles-tu? » Il fallait alors que je précise que les archivistes médicaux sont différents des archivistes et qu’ils ne sont pas interchangeables, car les formations sont très distinctes, un peu comme un notaire et un avocat.

Puis, je me suis mise à faire de l’éducation. Il fallait que le monde entier connaisse cette merveilleuse profession qu’est celle d’archiviste. J’explique patiemment aux gens quel est mon rôle : je conseille le personnel sur les façons d’organiser leur information afin qu’il puisse la retrouver facilement et rapidement. Dernièrement, j’ai simplifié l’explication en disant que je travaille en informatique.

À travers les diverses fonctions que j’ai occupées, j’ai eu des titres différents, en plus de celui d’archiviste :

Archiviste itinérante
Conseillère en archives et documentation
Conseillère en gestion intégrée des documents, etc.

Alors, qui suis-je réellement?

Depuis ma graduation, la profession a beaucoup évolué. À l’époque, l’informatique avait fait son apparition quelque temps auparavant et Internet était jeune. Ensuite, les tâches de l’archiviste se sont diversifiées et elles se sont de plus en plus concentrées sur les aspects du numérique de l’information, bien qu’il existe toujours du traitement des documents en format papier. La fonction d’archiviste a changé et son nom devrait peut-être aussi.

La description de la fonction d’archiviste selon la Classification nationale des professions (CNP) ne reflète pas la réalité dans toutes les sphères de la profession.

J’ai fait le tour des titres de mes collègues archivistes. En voici quelques-uns :

Records manager
Conseillère en gestion documentaire
Analyste en gestion intégrée des documents
Conseillère en gestion de l’information technique
Analyste en gestion de documents
Conseiller en gestion de contenu d’entreprise
Spécialiste de gestion des documents et des archives
Gestionnaire de documents
Conseillère en gestion documentaire
Gestionnaire de l’information

Ma collègue et moi avons suivi une formation intensive sur SharePoint 2013 récemment. Après cette formation, nous nous sommes dit que nous étions des architectes de l’information. Heureuses de cette nouvelle appellation, nous avons consulté des informaticiens qui nous ont dit que malheureusement cela ne pouvait pas convenir.

Donc, je suis toujours en quête de mon identité. Comment dois-je me définir?

Finalement, je pense que le titre d’archiviste devrait être dépoussiéré pour devenir plus accrocheur pour les employeurs, plus clair et plus représentatif de nos fonctions actuelles. Étant donné que le titre d’archiviste n’a aucune connotation pour les gens de toute façon (à part celui d’archiviste médical), il pourrait être remplacé.
Je crois qu’un nom court et significatif doit être retenu.

Voir aussi sur LinkedIn Quel est le bon titre de l’emploi? Sommes-nous « archiviste », « commis », technicien », « analyste », contrôleur »?

Parmi les choix suivants, lequel préférez-vous? Vous pouvez aussi en suggérer de meilleurs.

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À quoi sert la maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information?

C’est aujourd’hui que je pète ma coche. Je saute les plombs. Ça fait plus de 10 ans que je me retiens. J’ai vraiment besoin de me vider le cœur.

Depuis 1990, je travaille à contrat, pour des remplacements, souvent mal rémunérés, etc. J’ai bâti mon expérience en étant ouverte à toutes les opportunités et en déménageant très souvent. Beaucoup de changements, beaucoup d’insécurité, beaucoup de frustration.

Et maintenant, je me pose la question :

A quoi sert la maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information? Je précise pour devenir archiviste.

Depuis que j’ai obtenu ce diplôme, beaucoup de portes se ferment devant moi et ce n’est pas une blague.

Le seul endroit qui exige ce diplôme, entre autres, pour un poste d’archiviste est BAnQ. Et pour les quelques postes, des tonnes de candidatures qui doivent passer des tonnes de concours où peu sont élus.

Les rares fois où j’ai eu  besoin de ma maîtrise étaient pour des postes de gestion dans les bibliothèques : gérer du personnel, gérer des budgets, etc.

Mais en archivistique ou en gestion documentaire, JAMAIS! Au contraire, dès que mon diplôme est mentionné, ma candidature est écartée, malgré le fait que j’ai passablement d’expérience en gestion documentaire. Des réponses laconiques du genre : « vous ne possédez pas les compétences pour le poste » me parviennent des RH* .

On préfère de loin les détenteurs de Certificat en archivistique ou de Technique de la documentation. J’en ai pour preuve cette analyse comparative que j’ai faite qui recense presque la majorité des postes offerts en sciences de l’information au Québec (Source: INALJ , EBSI et ASTED). En voyez-vous beaucoup parmi les postes d’archivistes qui demandent une maîtrise? Par contre, presque tous exigent d’avoir un diplôme en Technique de la documentation (ou un certificat en archivistique).

Alors, pourquoi offrir une maîtrise en archivistique dans les universités puisque AUCUN employeur (à part BAnQ) ne l’exige? Allez demander aux universités.

Expliquez-moi quelqu’un, il y a sûrement quelques chose que je n’ai pas compris.

Si c’était à refaire, je me dirigerais plutôt vers un Certificat en archivistique ou un Certificat en gestion des documents numériques ou une Technique de la documentation. Là, il y a des possibilités d’emploi!

Et vous, vivez-vous la même frustration?

*(voir aussi l’article suivant)

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